Nous vivons à une époque souvent marquée par des luttes de pouvoir et des guerres. Les multinationales et les grandes puissances comme les États-Unis, la Chine et la Russie se partagent le monde. Dans un monde en proie à de nombreuses tensions – que ce soit en Europe ou dans des pays comme Madagascar, où les populations luttent depuis des mois pour des changements sociaux – la fête de Pâques nous rappelle l'espoir inébranlable que le Christ nous offre.
À Madagascar, de nombreuses personnes vivent actuellement une grande incertitude : après des mois de manifestations pour dénoncer les injustices sociales, les pénuries et le besoin d’une gouvernance responsable, un changement de pouvoir a eu lieu et une phase de transition s’ouvre, où les processus démocratiques doivent être repensés.
Dans notre propre pays, nous faisons également face à des tensions qui mettent notre communauté à l’épreuve. La montée des courants populistes de droite en Allemagne montre à quel point la peur, la méfiance et la division entre les personnes peuvent facilement surgir. Pâques nous rappelle que le Christ peut surmonter les murs que nous érigeons parfois entre nous.
Elles découvrirent que la pierre fermant l’entrée du sépulcre avait été roulée
Le message de la résurrection nous invite à rouler les pierres et à ne pas durcir nos cœurs, mais à laisser l’amour de Dieu être notre guide : « Vous êtes la lumière du monde » (Matthieu 5,14). Dans cette responsabilité réside la possibilité de privilégier le dialogue, la justice et la solidarité plutôt que les divisions.
La Bible nous enseigne : « La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée » (Jean 1,5). Comme la lumière est plus forte que toute obscurité, la vie est plus forte que la peur, l’oppression ou la discorde. Jésus-Christ a vaincu la mort et nous a montré que la réconciliation, la justice et la paix sont possibles, même là où se dressent des murs de méfiance.
« Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie » (Jean 8,12). Cette lumière nous invite à construire des ponts plutôt qu’à creuser des fossés, à répandre l’amour plutôt que la peur – entre les nations, au sein des sociétés ou dans nos propres communautés.
Au milieu des tensions mondiales, des bouleversements politiques à Madagascar ou de la polarisation sociale en Allemagne, Pâques nous appelle à placer notre espoir en Dieu, à faire confiance à la justice et à témoigner de la présence de Dieu : « Le SEIGNEUR est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je peur ? » (Psaume 27,1).
Que la résurrection de Jésus-Christ nous inspire tous à aller vers les autres, à défendre la justice avec courage et à manifester l’amour de Dieu envers nos semblables – à l’échelle mondiale comme dans le quotidien des communautés du KAB en Allemagne et d’Iray Aina à Madagascar.
Joyeuses Pâques – dans la foi en la paix et en la lumière qui surmonte toute obscurité et offre une vie nouvelle.
